Développement durable

Comme le soulignent les travaux récents du PADM, la Martinique est actuellement à la recherche d’un nouveau modèle de développement.

Le modèle « Césairien » qui a prévalu durant les dernières décennies cherchait légitimement à s’attaquer au problème le plus urgent : la misère et l’habitat insalubre. Dans ce cadre étroitement lié à la départementalisation, les transferts publics ont joué un rôle majeur. L’inconvénient de ce modèle est d’avoir maintenu en place la structuration coloniale de l’économie et la dépendance.

La Martinique est donc aujourd’hui à la recherche d’un modèle plus durable qui devra notamment viser à développer l’effort productif local et tendre vers une autosuffisance alimentaire, tout en limitant les impacts environnementaux des activités et de l’urbanisation. Une problématique évidente liée à cette réorientation est la grande concentration des terres utilisables, notamment pour des activités agricoles déclinantes. Ce qui nous amène au dernier pilier du développement durable : une réduction des inégalités économiques et sociales.

Les indicateurs de développement durable disponibles pour la Martinique sont le potentiel de développement (qui mesure la part dans l’emploi des cadres de fonction métropolitaine – recherche, prestations intellectuelles, etc.), le taux de sortie de l’éducation sans diplôme, la part des jeunes non insérés, la part du logement indigne et la part de l’emploi dans l’économie résidentielle (c'est-à-dire dans l’économie locale). 

Source : INSEE, RP exploitation principale